Depuis dimanche matin, des combats ont lieu entre l'armée libanaise et des combattants palestiniens du groupuscule Fatah Al-Islam.
Cela se déroule dans un camp de réfugiés palestiniens, Nahr el-Bared, au nord de Tripoli, la plus grande ville du nord du Liban.
Les militaires libanais, en vertu d'un accord qui date de 1969, n'ont pas l'autorisation d'entrer dans les camps. Ils se contentent donc, depuis les abords du camp, de pilonner les positions de Fatah Al-Islam.
Etant totalement bouclée, les réfugiés sont pris au piège dans cette "ville" qui n'a plus d'électricité depuis quelques jours. Le premier convoi humanitaire, arrivé cet après-midi dans le camp, a essuyé des tirs... No comment.
Libanais et palestiniens confondus, ces combats ont fait environ une centaine de morts.
Maintenant... la situation à Beyrouth.
Hier et avant-hier, la ville a été touchée par des explosions.
La première dans un quartier chrétien à l'Est de Beyrouth (Aschrafiyeh), à proximité d'un centre commercial (que je fréquente assez régulièrement). Elle a fait un mort.
La seconde dans un quartier cette fois-ci à majorité musulmane à l'Ouest de Beyrouth (Verdun). Elle n'a fait "que" des blessés.
Chaque explosion a eu lieu vers 22 ou 23h. L'intention n'est donc pas de tuer massivement, mais plutot de créer un climat de peur et de tensions, dont n'a pas franchement besoin le Liban.
Le lien entre les combats du nord et les explosions à Beyrouth est vite fait... On pense tout de suite à des actes de vengeance et de terreur du groupe palestinien. Mais on est au Liban : un autre groupe, une puissance étrangère peut facilement en profiter pour semer la zizanie.
On verra. Je vous tiens, bien entendu, au courant des derniers développements...